Nom d'une Banane Vibromasseuse !

Nom d'une Banane Vibromasseuse !
A xX-sterne-xX, le 18/10/08


En fait, j'suis comme vous, je découvre juste les personnages un peu avant, mais je les regarde évoluer . Juste comme vous . Je vis leurs sentiments, je vis leurs pensées . Juste comme vous . Je grandi et évolue en même temps qu'eux . Juste comme vous ? En réalité, c'est eux qui décident, moi je n'fais qucrire . Je n'fais que vous transmettre leur coeur ...






Je n'vais pas dire que c'est une fanfiction, une en plus. Non, ce n'en est pas une. C'est une histoire quelconque
, enfin, je ne sais pas si on peu dire ça comme ça... J'ai pris les Tokio Hotel parce que c'est une groupe que j'aime bien. Qui m'aide beaucoup. L'histoire en tant que tel, c'est juste des mots assemblés les uns aux autres. Juste des pensées, des souffrances, des sentiments que chacun de nous peut ressentir. Une envie d'écrire que me démangeait depuis longtemps. Pourtant, il a fallu qu'une personne me pousse pour que je l'écrive, mon histoire. Parce que ça me permet d'extérioriser. Ce n'est pas un don, comme beaucoup de vous me l'on dit. C'est un talent. Le talent de la plume. Tout le monde peut l'avoir. C'est à chacun de s'en donner les moyens. Je n'dis pas que j'écris bien, au contraire, même si le résultat qui ressort ici me plaît. Bref, peu importe...

Avant toute présentation ou quoi que ce soit, je tiens à faire quelques recommandations pour votre cerveau ^^.
Si pour ton plus grand malheur, et mon pur bonheur, tu fais parti de la liste ci dessous, tu peux partir, je t'en serais très reconnaissante =). En gros, si tu es :

- M. Bigay ( Le pauvre, il a du être suffisamment traumatisé comme ça avec le Yaoi Oo )
- Ma grand-mère
- Mes parents, direct ou pas direct
- La voisine du dessous
- Homophobes ou allergiques aux lemons
- Personne ayant un problème mental ( ça risquerai d'aggraver ton cas )
- Une personne ne voulant pas être là oO
- De ma classe


En revanche, si tu es

- Une personne *ado, adulte, peut importe x)* qui s'emmerde royalement
- Ma s½ur
- une personne de mon collège NE ME CONNAISSANT PAS oO
- Quelqu'un qui déprime
- Une personne à qui je voue un culte sans limites


Et que tout simplement, tu n'es pas cité dans la première liste
[ pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ]


Je te permet de lire tooouuut ce qui va suivre. Si malgré tout tu seras choqué(e) par un humour sadique et pervers qui m'es personnel, je t'aurais prévenu u_u.

Et ben... Bonne lecture hein ! x')


Vot' attention s'il vous plaît. J'voudrais vous dire un truc. Que vous soyez un lecteur ou une lectrice, un Martien ou une Vénusienne, un pingouin manchot *admire ce jeu de mot à en défoncer sa grand-mère* ou un bélier sans cornes, ma chaussette qui moisie dans la chambre de Sempai ou le twix pourri dans ma poubelle, bref, qui que tu sois, lis ça.
Comme tu le sais (ou pas), dans cette histoire, il y aTokio Hotel. Et juste parce que je n'ai pas de temps, que je suis crevée, et que j'ai malgré tout que ça à faire, j'vais faire le truc le plus banal qu'y soit. Juste pourfairecommetoutl'monde. En ce Vendredi 28 Mars, le 483e commentaire vient d'être posté. Par une personne. Oui, c'est normal me direz-vous, mais j'ai plus toute ma tête. Donc, ben, comme promis, le lien x) :
TOKIOHOTEL-WHATELSE
En vert, packeuh' j'aime les bananes. Si vous trouvez le rapport, dîtes-le moi, je cherche toujours u_u
Pour clore ce monologue si amusant, j'ai juste envie de vous dire... *Nah Sempai, pas voilà, j'm'appelle pas Sevan mouah v-v'... Vous, dire, Tokio Hotel, Quoi D'autre ?



Page 1 :

___________________________Présentation
___________________________C'est Malgré Moi 1
___________________________C'est Malgré Moi 2
___________________________C'est Malgré Moi 3
___________________________C'est Malgré Moi 4

Page 2 :

___________________________C'est Malgré Moi 5
___________________________C'est Malgré Moi 6 [...] Il était une fois
___________________________C'est Malgré Moi 7
___________________________OS : Lui. Eux.
___________________________C'est Malgré Moi 8

Page 3 :

___________________________C'est Malgré Moi 9
___________________________C'est Malgré Moi 10
___________________________C'est Malgré Moi 11
___________________________Réponses aux commentaires
___________________________C'est Malgré Moi 12

Page 4 :

___________________________C'est Malgré Moi 13
___________________________C'est Malgré Moi 14

# Posté le dimanche 06 janvier 2008 06:10

Modifié le jeudi 26 mars 2009 16:57

C'est Malgré Moi - Chapitre I

C'est Malgré Moi - Chapitre I
Hallo ! Bon, voilà le premier chapitre hein... *toute n'emue*
Ben oui, c'est que j'en ai mis du temps, pour vous faire un truc un peu potable :-O
Ce premier chapitre, j'l'ai recommencé 7 fois [ Seigneur, si vous voyiez les premiers brouillon, vous feriez une crise cardiaque OO ]
J'ai passé une semaine sans écrire, pour cause de non-inspiration et de flemme extrême.
Et puis hier soir, ben... J'ai écris sans trop m'en rendre compte. Et j'aime plutôt bien le résultat xD *soudaine inspiration*

Bah, maintenant, y vous reste plus qu'à lire et critiquer, poser des questions... Rien de très inhabituel pour les habitués des fics ^^


" Joyeusement désespérée.
De quitter la France. Ce pays où je suis arrivée il y a tellement longtemps que ça me semble être la semaine dernière. Ce pays que m'a appris tant de choses. Le pardon, pour commencer... Cette chose qui parait simple, mais qui est compliquée. Moins que l'amour. L'amour, c'est la France qui me l'a appris aussi... Si j'étais restée au Japon, ça ne serait pas arrivé.

Le questionnement
Mais pourquoi me dire de venir la rejoindre si précipitamment ? Cette lettre écrite à la va-vite, pourquoi ? Aurait-elle des problème ? Non, elle me l'aurait dit... Est-ce qu'elle a des problèmes ? Pourquoi je me pose toutes ces questions ? Elle voulait juste me voir, c'est tout... Mais alors pourquoi ne pas me téléphoner tout simplement ? Ou donner des détails, ce serait moins inquiétant...


Rejoins-moi vite, je dois te parler.Je suis à Berlin, chez mon père.
Laure



Le reproche
Dans le genre j'économise du papier, elle a fait fort. Si c'est juste pour me dire que son poisson rouge est mort... Elle aurait pu être plus précise ! Chez son père, chez son père... Il a trois maisons son père. J'espère qu'elle a de bonnes raisons parce que sinon... Elle le sait, pourtant, que j'ai d'autres choses à faire le 14 Février plutôt que d'aller à Berlin ! Et ce bus qui n'avance pas. Elle aurait pu m'envoyer un billet d'avion, quelque chose. Non, parce qu'en plus c'est : débrouille-toi, énerve-toi toute seule, mais viens. Elle pourrait fonctionner autrement.

Le pardon
Oui, mais ce n'est pas de sa faute. Si elle ne m'a pas donner plus de renseignements, c'est qu'elle ne pouvait pas ou qu'elle n'en avait pas. Et elle ne se doutait pas que je recevrai cette lettre le 13, elle ne pouvait pas savoir. Et puis, elle n'a pas forcément fait attention à la date. Ou bien elle ne se souvient pas de ce que représente le 14 pour moi. Peu importe, elle m'a dit de venir, je viens.

L'amour
Elle m'a tant apporté. C'est normal que je vienne la voire quand elle m'appelle. Je l'aime, elle le sait, et elle ne l'oubli pas, c'est l'essentiel. Et ça part peut-être même d'une bonne intention. Elle ne veut pas que je sois seule aujourd'hui, c'est pour ça, oui. Quoiqu'il en soit, j'ai eu tort de m'énerver... "


Le 14 Février, une personne est parti. Une personne importante pour cette adolescente qui se pose trop de questions. Cette adolescente qui vie pour la musique et la photographie. Quelques personnes compte pour elle. Laure, deux trois groupes, mais rien de plus. Parce que quand cette personne est partie, elle a cru mourir. Quelque part, ce n'était pas faux. Refaire sa vie. C'est plus simple de le dire que de le faire. Les gens n'aiment pas le changement. On s'attache toujours trop à son passé. Vivre l'instant présent, en oubliant son passé et niant son futur, ce n'est pas la solution. Vivre dans le passé peut faire mal, mais en même temps tellement de bien. Essayer de voir dans le futur, c'est lire son passé à l'avance. Parce qu'on rêve de tous les trucs magnifiques qui vont nous arriver, et finalement, on souffre encore plus que si on n'avait rien imaginé.
Elle, elle à refait sa vie à partir du passé de son passé. Pendant plusieurs années, elle a été " la fille qu'on respectait parce qu'elle était différente et qu'elle faisait flippé ". Et puis un jour, un ange, du haut de son nuage, l'a vu s'étendre sur le trottoir. Vous l'imaginez bien, un ange ne peut pas resté assis sans rien faire dans ces cas là. Cet ange, il a renier ce qu'il était, pour vivre avec cette petite humaine sans importance. Ils étaient heureux tous les deux.
L'humaine était une ombre parmi tant d'autres. L'ange une lumière sans ombre. Quand il l'a ramassée, l'humaine est devenue l'ombre de cet ange. Chaque jour, il l'illuminait. Que peut-on imaginer de mieux pour deux êtres si différents et pourtant qui se ressemblent tellement ?
Elle, perdue sur les trottoirs. Lui, nageant dans les nuages. Deux points inutiles. L'un en haut, l'autre en bas. Depuis qu'ils se sont rencontrés, ils sont enfin "quelqu'un". Elle, rayonnante de joie et de lumière. Lui, débordant d'harmonie et d'amour.
Malheureusement, une personne mal intentionné qui est en chacun de nous à tenter l'ange. Comment résisté à une telle proposition ? Comment tenir tête à cette personne ? Nous ne sommes pas maître de nos actes. Lui, étant devenu humain, ne l'était plus. Il l'a abandonnée, sans vraiment le vouloir, mais en étant conscient de ce qu'il faisait. Ce jour là, c'était le 14 Février.

Ce qu'il a fait est sans doute le meilleur moyen pour re-détruire une personne.
Aujourd'hui, elle n'est plus qu'une ombre de son passé. Les gens passent à côté d'elle sans vraiment la voir. Malgré tout, il lui reste Laure, sa musique, ses photos. Elle n'a pas encore 16 ans. Pourtant, elle habite seule et paie ses études. La vie qu'elle a, personne n'en voudrait. Elle est brisée, elle le sait, mais ne veut pas se l'avouer.

Nier son Passé, son Présent et son Futur

Aujourd'hui, elle est dans ce bus qui n'avance pas. Aujourd'hui, elle se perd dans des sentiments qu'elle ne connaît pas. Qu'elle ne connaît plus. Aujourd'hui, ça fait trois ans que son ange est parti. Aujourd'hui, comme chacune de ses dernières années, elle pense à refaire sa vie, à renaître. Mais comme chaque année, la Vie la décourage en lui disant que jamais elle ne réussira. Sauf que cette année, ce ne sera pas pareille. Cette année, même la Vie sera dépassée par les événements. Parce qu'il existe des choses bien plus belles et bien plus fortes. Parce qu'un autre ange attend son ombre. Parce que cette année, c'est le commencement d'une nouvelle vie.

[...]

Une fille sort d'un bus. Des écouteurs sur les oreilles, elle n'entend pas le chauffeur de taxi lui parler. Et puis elle a envie d'être seule. Resté dans un bus pendant plusieurs heures, avec des gens, c'était bien suffisant.

Berlin. Ça fait tellement longtemps. Il neige. Les gens marche rapidement. Certains trébuchent. Les enfants font des batailles de boules de neige. Un homme en costume se fait éclabousser. Une souris nage dans une flaque d'eau. Un oiseau chante dan l'arbre. Un bébé pleure dans une maison.
Tant de détails. Tous plus inutiles les uns que les autres. Mais elle, elle y fait attention. Parce qu'en tant que détail inutile, elle comprend que l'ignorance peu parfois faire mal.
Et pourtant, ils ont tous une vie. Un couple s'embrasse sur un banc, une boîte de chocolats à la main. Le 14 Février, fête des amoureux.

A rêvasser, elle en oublie pourquoi elle est là. Lui parler... Elle ressort la lettre. Petit bout de papier insignifiant. Petit bout de papier d'une importance en dessous de zéro. Pourtant... Ce petit bout de papier va tout changer. Il va changer le destin de deux personnes. Peut-être même plus, qui sait ?
Tout en réfléchissant, ses pas l'ont menés en face d'une grande maison. A première vu, les gens qui habitent là sont aisés. Un système d'alarme perfectionner au portail. Deux bergers Allemands dans une niche. Une caméra à la porte d'entrée. Oui, une famille aisée.

[...]

" Ça fait tellement longtemps que je ne suis pas venue. Je ne sais même pas comment j'ai trouvé cette maison. Je ne sais même pas si c'est la bonne. Les chiens me sont familiers. Bien que dans mon souvenir, il étaient beaucoup plus petits. Mais en trois ans, ils ont eu le temps de grandir.

Je sonne. Une voix déformée me réponds à l'interphone. J'entre. Les chiens courent vers moi. Se souviendraient-ils de moi ? Après trois ans, c'est bizarre. Une fille ouvre la porte, la caméra se tourne vers moi. Non, je ne me suis pas trompée. C'est bien ici. C'est bien Laure. Elle sourit, elle n'a pas l'air d'aller mal. Je ne comprends pas. Pourquoi cette mine réjouie alors que dans son message, elle avait tout de la personne angoissée ? J'entre dans la maison. On se fait la bise. Elle me parle un peu, mais je ne l'entends pas. Je suis trop occupée à regarder cette maison. Des photos, des autographes, des objets magnifiques. Mmh... Une famille très aisée.

- Tu m'écoutes ?
- Hein ? Oui oui, ça va merci...

Silence. Je sais qu'elle ne m'a pas demandé si ça allait. Elle sait que je ne l'ai pas écouté. Mais elle devrait savoir qu'aujourd'hui, je ne veux rien écouter. Aujourd'hui je veux juste pleurer et déprimer seule dans mon lit, avec de la musique et un appareil photo. C'est tout. Et pourtant, je me suis déplacée pour elle, alors elle pourrait au moins savoir ça.

- Oui. Je sais ce que tu vas ma dire, mais... Quand je te l'aurais dit, tu seras tellement heureuse que tu oublieras quel jour on est.
- Alors dis-moi ce que tu as à me dire. Parce que même si je suis contente de te voir, j'avais vraiment pas envie de venir aujourd'hui.

Elle me regarde. A quoi pense-t-elle ? Je la connais suffisamment bien pour savoir qu'elle est excitée et anxieuse à la fois. Ça ce voit à sa façon de froncer ses sourcils. Il n'est pas encore 11 heures. j'ai une journée à tuer. Sauf si elle me dit maintenant pourquoi je suis dans cette maison.

- Tu n'as pas d'affaires ? Où est ton sac ?
- Je n'pensais pas rester indéfiniment ici. J'ai pris que le strict nécessaire. Au pire tu m'passeras des fringues.
- Ecoute... J'ai pas vraiment le droit de t'en dire plus... Mais tu vas pas repartir ce soir. Tu vas rester encore... Pendant longtemps j'espère.

Tu espères trop, Laure, tu espères trop. Je repartirais ce soir, comme je me l'étais dit. Puisque tu n'as rien à me dire, je ne vois pas ce que je fais là.

- Je ne sais pas ce que je fais ici. Toi tu sais probablement. Mais j'ai une vie, aussi pourrie soit-elle. J'ai du travail ce soir.
- Hin, et quel travail !

Non. Tu n'as pas le droit de me dire ça.
Ta vie est si facile. Ton père a de l'argent. Moi, mon père, je n'sais même pas si il est encore en vie. D'ailleurs, je m'en fou totalement. Mais en attendant, je paye mes factures, je fais mes études. Comme tout lycéens. Si je ne faisais pas ce travail, je n'aurais pas pu te faire ce cadeau à Noël.
Non. Tu n'as pas le droit de me dire ça.

- Qu'est-ce que tu veux ? Pourquoi m'as-tu demandé de venir ?
- Je ne peux pas encore te dire. Mais tu ne seras pas déçue, crois-moi ! En attendant, il faut qu'on trouve quelque chose pour t'habiller. Tu as de l'argent ?
- Je ne claquerais pas tout dans un jean et un décolleté, je te préviens. Mes budgets sont limités, contrairement aux tiens.

12h00. Et moi qui ne voulait pas dépenser... " Ce pantalon te va trop bien ! Achète-le ! " ; " Regarde ce haut ! J'suis certaine qu'il t'ira super bien. "
Décidément, je ne peux vraiment rien lui refuser. Heureusement que je suis bien payée, sinon, je n'sais pas comment je rentrerais.
Les employés sortent pour leur pause-déjeuné. Bien entendu, ils vont tous au MacDo... Et nous, on est dans cette file qui semble ne jamais prendre fin. Ce n'est pas ma journée, vraiment. Et puis, je n'ai pas faim de toute façon.

- Qu'est-ce que tu vas prendre ?

C'est plus un ordre qu'une question. Premièrement, je ne mange jamais dans des fast-food. Deuxièmement, toute cette bouffe m'éc½ure.

- Je n'ai pas faim.
- Tu dois manger quelque chose, sinon ce soir tu...
- Continu je t'en prie. J'aimerais tellement savoir en quoi ça te dérange que j'ai un malaise ce soir en particulier, alors qu'en général, tu t'en fou. Et de toute façon, ce soir, je ne serais plus là.

Quand comprendra-t-elle que je ne peux pas rester ? J'aime être avec elle, mais pas quand je sais que je dois travailler. Je n'peux pas tout lui céder. Même si elle s'accroche désespérément aux pneus du bus entrain de démarrer, je ne bougerais pas. Enfin, peut-être, ce serait dommage qu'elle se fasse mal...

- Bonjour mesdemoiselles ! Qu'est-ce que j'vous sert ?

Pitoyable. Il pouvait trouver mieux pour draguer. J'entends vaguement Laure commander.
J'ai mal à la tête, tout tourne autour de moi. Il faut que je prenne mon médicament. C'est pas si mal qu'on aille manger finalement. Elle m'a pris quelque chose. C'est dépenser inutilement de l'argent. Bien qu'elle puisse se le permettre, elle. Comme si c'était fais exprès, il n'y a plus de place en bas. Un liquide amer remonte jusqu'à ma bouche. Et tout ces gens qui parlent, qui rient. J'ai l'impression d'avoir un tambour dans le cerveau. On monte les escaliers, moi me cramponnant à la rambarde. On trouve une place dans un coin plus reculé. Je sors le petit comprimé rose de mon sac. Tout de suite je sens la différence. Cette substance étrangère qui se dissout doucement dans mon estomac. Les lumières brillent moins, les gens parlent moins fort, les chaise ne crissent plus sur le sol. Et Laure en face de moi qui mange son Big Mac. La sauce qui dégouline sur la table.

- J't'ai seulement pris un sandwich. Mais si t'as encore faim après, tu peux reprendre quelque chose.
- Oh, t'es trop sympa --'. Fallait pas dépenser pour moi.

Je regarde le sandwich en question. Il n'est pas trop gros. J'arriverai peut-être à en manger sans tout re-vomir après...
Une bouchée.
Je vous en supplie, faîtes qu'un chien arrive.
Deux bouchées.
Un enfant demandant à manger.
Trois bouchées.
J'en peux plus.

- Je peux m'asseoir ?

Encore. Qu'est-ce qu'ils ont aujourd'hui ? Et ce putain de sandwich qui semble s'agrandir à chaque bouchée...
Comment peut-on faire ça à un pauvre humain tel que moi ? Je regarde le garçon qui nous a rejoint. Il est plutôt mignon. Grand, mince, légèrement bronzé. Une lueur joyeuse dans les yeux.

- T'as l'air d'avoir du mal à manger !
- J'te donne ce truc avec plaisir.
- Proposé comme ça, j'peux pas refuser.

Laure nous regarde avec les yeux ronds. C'est vrai que cet échange de bave peut paraître répugnant. Il a du lire dans mes pensées. Le peut de ce que j'ai mangé me donne la nausée. J'ai soudainement sommeil...

- Tu es Allemande ?

D'autres garçons nous ont rejoins. Le petit coin tranquil où j'étais assise il y a cinq minutes devient soudain bruyant. Laure discute avec un skatteur.

- Non, pas vraiment. Je suis ici pour la journée seulement.
- Ah oui ? C'est dommage. T'as l'air... Spécial, j'aurais bien aimé te connaître mieux qu'avec un partage de cheeseburger.

Il a de l'humour. C'est rare que je parle aussi facilement aux gens. A travers ses cheveux, on distingue des yeux bleus, bridés, contournés de noir. A première vue, il est Coréen. En faisant attention, on peut remarquer les marques violacées sur son bras gauche. Il est droitier.
Comme si il s'était rendu compte que je regardais ses cicatrices, il tire sa veste sur son poignet.
Laure me prend par le bras et lance rapidement :

- On doit y aller. On s'rappel okay ?

Le garçon me donne un papier avec son numéro de téléphone. Peut-être qu'il espère que je le rappellerais. Il a de l'espoir. Il me plaît.

[...]

L'après-midi est bien avancé. Il doit-être 17 heures. Je devrais partir maintenant si je ne veux pas être en retard au boulot. Mais bizarrement, j'ai plus tellement envie de rentrer. La rencontre de ce midi m'a troublée. Après tout, je peux rester un jour. Pas plus.

- Laure, dis-moi. C'est important ce que tu ne veux pas me dire ?
- Oui. C'est pour ça qu'il faut que tu restes ici. C'est un tournant dans ta vie. Ça te permettra d'arrêter de... Enfin tout ça quoi. Et puis, tu pourras prendre un nouveau départ.

Ah. Un nouveau départ. Combien de fois m'a-t-elle dit ça ? Encore un rendez-vous avec un de ses amis ?

- Je n'essaye pas de te caser avec quelqu'un, ne t'inquiète pas.
- Il faut que j'appelle mon patron. Le prévenir que je n'serais pas là ce soir.
- Oui. Je peux te passer mon portable si tu/
- Nan. Il a mon numéro. Il n'est pas aussi diabolique que tu crois.

Je lui souris. Ça ne la rassure pas forcément, mais c'est déjà ça. Mes doigts appuient sur les touche machinalement. J'ai tant de fois composé ce numéro...

- Allô ?
Cette voix. Si douce et pourtant si inquiétante à la fois. Une personne qui ne la connaît pas aurait facilement peur.
- C'est moi. Je voulais juste te dire que je n'serais pas là ce soir.
- Pourquoi ? Où es-tu ? Avec qui ?
Il est tellement bon avec moi. Il m'a tant aidé par le passé. Et moi, je le remercie en m'absentant sans réelle raison.
- Je... J'avais quelque chose à faire. Je suis en Allemagne avec une amie.
Je me rends compte à quel point je suis un infériorité face à lui. Il me l'a pourtant dit. " Tu n'aurais jamais dû avoir à te soumettre de la sorte. "
- Hum. Bien. Je te donne une semaine de vacances.
- Non. Je reviend/
- Une semaine. Tu l'as bien mérité. Profite de ton amie. Je t'attend pour le 24 au soir. Sois là. C'est très important.
Je ne peux que murmurer un oui à peine audible et il a déjà raccroché.

[...]

- Tiens ! Si tu mettais ça ?
- Laure, j'ai pas trois ans. Je m'habillerais comme je veux.
- Mmh... Je persiste à dire que si tu mets cette jupe...
- Persiste tant que tu voudras, je ne porterais pas de jupe.

Une jupe. Pourquoi pas un béret pendant qu'on y est ! Je sais même pas où on va.

- Qu'est-ce que tu vas t'mettre alors ?
- Tu sais, une personne m'a obligé à acheter trois tonnes de vêtements. Peut-être quelques-uns me serviront-ils ce soir.
- Certes... Mais la jupe est/
- Je mettrais un slim noir avec le haut rouge.

C'est direct, mais efficace. Ça devrait résoudre le problème des fringues. Elles va bien trouver le moyen de me poser encore et encore des questions sur la façon dont je vais me maquiller, des bijoux et autres accessoires que je vais mettre. Que le parfum à la framboise sera mieux...

19h00. On sort de la maison. Il y a du vent et de la buée s'échappe de ma bouche quand je respire. Pourtant je n'ai pas froid. D'ailleurs, je n'ai pas de manteaux. Il commence à neiger. Un taxi nous attends. Je m'installe à l'arrière et dessine je ne sais quoi sur la vitre. Le paysage défile sous mes yeux. Peu de gens sont dehors à cette heure. Deux garçons courent le long de la route, s'arrêtent, se regardent tendrement et s'embrassent. Je souris. Rien n'est plus beaux que l'insouciance de la jeunesse. Je me surprend à espérer qu'ils restent ensemble jusqu'à leur mort.
On arrive devant un restaurant. Encore de la nourriture. Encore des gens. Je vais finir par penser qu'on veut m'achever. La voiture s'arrête. Le conducteur descend et nous ouvre la portière. En entrant, un garçon vient prendre le manteau de Laure.
Elle va voir l'homme derrière la vitre de l'accueil et lui chuchote un nom. Je n'essaie pas de comprendre, peut m'importe. Il me dévisage rapidement. Je commence à avoir l'habitude. Il appel un serveur et lui demande de nous conduire à la table 14. Il regarde mes chaussures et me dit que censément, les baskets sont interdites dans ce genre d'établissement. Le réceptionniste me regarde pour voir ma réaction. Je ne sais pas ce qu'il attendait, mais il reste la bouche grande ouverte quand je dis que ce ne sont pas des baskets, mais des converse All Star.
Il nous amène à une table reculée du reste de la salle. Je vois le père de Laure me sourire malicieusement. Qu'est-ce qu'ils préparent tout les deux ? Je m'assois nonchalamment sur mon fauteuil et lui dit bonjour. Une main se pose sur mon épaule. Je me retourne pour voir qui me touche...

- Salut !



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Edit 19/01/08

Xx-fiic-TH-xX-x3x3 : C'est vrai, tu n'es pas une goinfre xD Je dis juste que, certes, j'avais bien mangé toute la matinée, mais que moi, je voulais PAS mangé le gratin et le gâteau >< Mais j'ai été contrainte et forcée ! Et puis, j'ai même mangé ta glace pour te faire plaisir alors que j'allais exploser ! Bon, j'ai pas bouffer tes carottes, mais, dis toi que si toi, tu vomissais en pensant à Lui*, ben moi, p'tain, c'était un ras de marée du repas xD Ch'taime Meine KiiLl3ùSe

Edit 20/01/08

Fic -kaulitz-claire : Le prénom d'l'autre fille ? Muhahah, et ben, tu l'sauras pas xD Du moins, pas dans les premiers chapitre ^^ J'aime bien, ça entretient le suspens =)

iit-was-once : Wah, que de questions OO ! Comme tout auteur, j'me dois d'y répondre ^^ :
L'histoire de l'Ange mort : T'as pas compris, t'es p'têtre pas la seule =) Sache que le fait qu'on pige rien, c'est fait exprès. Ça veut dire que mon but est atteint ! *fière d'elle* Vous comprendrez l'histoire de l'Ange plus tard dans la fic

Pourquoi Laure lui demande de venir : Le dire maintenant, ce serait dévoiler le chapitre 2, j'peux pas faire ça xD

Quel travail elle fait : Ahah ! Mystère mystère. C'est pareil, dans le chapitre 2, vous l'saurez ^^ Ce s'ra dit violemment *tmtc Killeuse xD* Si vous avez des idées, dîtes les moi, j'aimerai bien savoir ce que vous pensez *et si vous avez l'esprit aussi dérangé que le mien x')*

Qui lui a posé la main sur l'épaule : Ça, c'est THE événement qui fait débuté l'histoire... Tu le sauras au début du chapitre 2

X-ptite-miss-du-38-X : C'est gentils de m'avoir mis autant de commentaire ^^ Mais pour poster la suite, faudrait qu'elle soit terminé --' Et puis, j'attends pas un certain nombre de commentaires avant de mettre les suites. J'les mets quand j'en ai l'envie et le temps, mais ça m'fait plaisir =)

Edit 01/03/08
fiction-th-483-fic : Euh... Des rimes oO ? Ben écoute, j'm'en était jamais rendue compte xD Comme quoi, c'est important que vous me donniez vos avis, sinon y'a des trucs, j'm'en rendrais même pas compte


Edit 02/03/08
fiction-th-483-fic : Aaaah, c'que j'aime tes commentaires... Ils sont construis, descriptifs sur la façon dont tu perçois les écrits. J'aime beaucoup les lire =) donc continue à donner ton avis x)




Je remercie d'abord Killeuse, sans qui, j'me doute bien, j'aurais pas eu autant de com's =)
J'vous remercie vous, de me lire, de me donnez votre avis, et d'me poser des questions, ça m'fait trop plaisir ^^ *J'ai toujours rêvé d'faire des Edit pour répondre aux questions ^w^*
Je préviendrais les gens qui m'ont demandé de les prévenir, bien sûr :)

Chapitre 2 en cours d'écriturage, mais c'est une grosse merde, faut que je recommence, j'f'rais vite, vous inquiétez pas ^^




# Posté le dimanche 06 janvier 2008 08:06

Modifié le dimanche 02 mars 2008 10:13

C'est Malgré Moi - Chapitre II

C'est Malgré Moi - Chapitre II
Aloha ! Bon, ben, voilà le chapitre 2 hein ^^ Remerciez Laure, elle m'a boustée pour le poster xD
Une fois d'plus, il a pas été facile à écrire. En fait, j'étais surtout sans-inspiration et j'avais pas la force de taper sur le clavier, pour cause de grippe et de gastro... M'enfin, il est là, n'en parlons plus. Ce chapitre, il me plaît beaucoup. J'l'aime ce chapitre, tout simplement x').
Sinon, j'crois avoir répondu à la plupart de vos questions ^^
N'hésitez pas à me laisser vos com's, à me faire des reproches ou ce genre de choses =)
J'remercie la couz' de Laure pour ce magnifique gif <3 Première photo c'est moaaa *pars se cacher* la deuxième, ben, j'pense que tout le monde aura reconnu Tom --' la troisième c'est MA KILLEUSE que j'aime énormément x3 et la quatrième c'est notre Billouw Hou ! Voili =)
Tchüss





Avancer. Vaincre sa timidité. Ne plus avoir peur. Avancer. Faire confiance. Sourire. Avancer. Grandir. Vivre. Avancer. Aimer. Oublier. Avancer...

Tout ces mots qui se mélangent dans ma tête.
Tout ces mots que je ne veux pas comprendre.
Tout ces mots si difficile à avouer.
Tout ces mots qui me font peur.

Qui suis-je ? Qu'est-ce que je fais là ? Pourquoi tout tourne ? Pourquoi ma vie est-elle comme ça ? Pourquoi ai-je tout abandonné ? Où est-il ?...

Toutes ces questions que je me pose constamment.
Toutes ces questions qui me hantent.
Toutes ces questions auxquelles je ne peux pas répondre.
Toutes ces questions que je redoutent.

Ma vie n'est qu'un cauchemar. En voyant ces visages, il prend soudainement l'allure d'un rêve.

Je voudrais restée à jamais comme ça.

Lui, sa main sur mon épaule. Moi, assise à l'admirer. C'est toujours quand on est bien que le passé refait surface. Un ange avait déjà posé sa main au même endroit... L'histoire se répète-t-elle ?
Je n'entends plus rien. Juste ce regard qui me transperce.
Non, il faut que je me reprenne. Je suis une fille de la nuit. Je ne peux pas aimer.
" Je ne peux plus "
Je n'en ai pas le droit. Le bonheur m'est interdit. Ma vie se résume à faire mes études et travailler lorsque la soirée est avancée et que hommes et femmes sont ivres.
Pourtant il est réellement là. Il me sourit. Quelle est cette sensation ? Pourquoi cette boule dans la gorge ?

Je voudrais restée à jamais comme ça.

Non ! Ne lâche pas mon épaule. Ne vas pas t'asseoir... Reste encore... Je veux garder cette impression de bien-être. Reste encore...

- Et bien... Je suppose que ces visages ne te sont pas inconnus ! s'exclame le père de Laure
- Non... je murmure.

Pas inconnus. Oui, on peut le dire. Ils me bercent depuis leur début. Ils me font grandir depuis que je suis redevenue une ombre invisible. Ils me font rire. Et aujourd'hui, je suis dans un des plus grands restaurants d'Allemagne avec eux.

Je voudrais restée à jamais comme ça.

Alors c'est ça ? Le truc super important, le truc dont elle voulait me parler ? Bouffer avec eux au resto ? Ça part d'une gentille intention, mais je ne comprends pas.
David, le père de Laure, parle joyeusement. Laure rit. Eux, ils ont l'air plutôt à l'aise... Moi, je réfléchis. A pourquoi je suis ici. A pourquoi j'ai eu cette poussé de bonheur quand il a mit sa main sur mon épaule. Je réfléchis à tout ça...

- Tu les achètes où tes ongles ?
- ...Oo... Euh... Ben, j'les laissent pousser

* Ça fait toujours bizarres quand on vous demande où vous acheter vos ongles alors que ce sont les vrais u_u Expérience vécue en cours d'anglais xD*

- Comment tu fais ? Moi ils se pètent au bout de 2 jours !
- Oui mais toi, tu utilises beaucoup tes mains. Enfin, j'veux dire, pour travailler...

Pourquoi je rougis moi ? Oui, certes, je viens de faire une allusion un peu... Beaucoup... Ahem.
Il rit. Gott que c'est bon. Il a vraiment une gueule d'ange. Je me sens vraiment bien. Ça faisait longtemps...

- Comme je le disais, elle parle couramment une bonne dizaine de langue et se débrouille bien dans beaucoup d'autres. N'est-ce pas ? S'exclaffe David en me regardant
- Euh... Oui, mais, pourquoi tu dis ça ?

Pourquoi ils me regardent tous comme si j'étais la dernière des imbéciles ? Pourquoi Laure soupire tout haut "c'est pas vrai cette fille ! " . Pourquoi j'ai soudain l'impression d'avoir manqué tout le début de la saison de cette série si passionnante ?
Laure se lève et m'attrape par le bras en disant

- On va s'remaquiller !
- Mais, il est très bien ton maquil/

[ Dans les toilettes ]
- T'écoutes jamais quand on te parle ?
- Mmh ? T'as dit quelque chose ?
- Gott qu'elle est bête ! J'ai du jouer de mes relations pour que tu les rencontres !
- Roo, ça va ! Ton père c'est leur manager, vachement compliqué effectivement !

Et puis ça va, j'suis pas si bête... Si elle a fait ça, c'est aussi pour elle, d'ailleurs je comprends très bien. C'est normal, ils sont tellement... Jouissif ? Oo

- Oui, c'est vrai, c'est pour moi aussi... J'avais pas le droit de les rencontrer si j'trouvais pas une traductrice pour eux. L'ancienne est partie à la retraite...
- Laure... J'ai déjà du travail j'te signal !
- Oh tu vas pas me faire croire que c'que tu fais te plaît !

Bien sûr que non, ça me plaît pas... Mais je suis redevable au boss, je lui doit tout... Et lui, il est gentil avec moi, alors...

- Si, ça me plaît...
- C'est vrai que faire la pute c'est géniale !

Non ! Tu vas trop loin. Qui es-tu pour me dire ça ? Ton père t'a-t-il battu jusqu'à ce que tu ne puisses plus te relever ? L'homme que tu aimes est-il partit sans raisons valables ? Tu n'as pas le droit. De me juger comme ça. Non ! "


Une jeune fille sort énervée des toilettes d'un grand restaurant. Dans son c½ur tout se mélange. Un surplus d'émotions la perturbe. Si même son amie, sa s½ur, sa vie ne la comprend plus, que va-t-elle devenir ? Elle se rassois et souris à tout le monde. Au fond d'elle, elle sait que c'est un faux sourire. Au fond d'elle, elle sait que les gens y croient. Maintenant c'est devenu un tic. Sourire pour faire plaisir. Sourire, c'est devenu Mentir...

Mais ce soir, c'est différent. Ce soir, c'est le 14 Février. Ce soir, c'est un souvenir. Le souvenir d'un garçon, d'un ange, qui est parti sans rien demandé. Il n'avait pas d'excuses, sûrement des raisons, oui. Mais il ne les a pas dit, il n'a prévenu personne... Il a laissé son ombre seule, sans personne. Personne n'a compris. Lui, si heureux d'ordinaire. Si amoureux. Comment avait-il pu faire ça ? Elle lui en voulait, mais elle le comprenait à la fois. Il a été tenté. Elle n'a pas su le garder.
" Tout est de ma faute... "

Mais maintenant... Ce soir, ce garçon en face d'elle. Il lui ressemblait tellement, s'en était troublant... Pourquoi le dévisageait-elle comme ça ? Pourquoi il l'a dévisageais comme ça ?

Un verre
Arrête, s'il te plaît, ça me fait mal
Deux verre
Tes yeux dans les miens
Trois verre
Ce soir...

Il était environ 2 heures du matin. Les filles étaient rentrées, le groupe aussi... Une soirée magnifique, des rencontres merveilleuses. Le plus beau 14 Février depuis bien longtemps... Depuis 3 ans, déjà. Méliane était dans son bain pendant que Laure se démaquillait. Il y avait un silence, mais il n'était pas pesant. Ce n'était pas un blanc qu'on deux amies quand elles ne savent plus quoi se dire. C'était une absence de pensées dans leur cerveau. C'était des questions qu'on hésitait à poser...

Tom et Bill étaient rentrés en bus dans leur appartement. Bill se démaquillait pendant que Tom prenait on bain. Le silence qu'il y avait était lourd. Mais, entre jumeaux, il n'y a pas de secrets...

- Bill... J'ai rencontrer une fille aujourd'hui.
- Ah oui, elle était comment ?

Tom avait les yeux figés sur le robinet. Ses mains étaient posées sur la surface de l'eau, comme si c'était une barrière.

- Elle est... Merveilleuse, il n'y a pas d'autres mots... Elle m'a dit qu'elle faisait 1m73. Elle a les yeux marrons, un peu noisettes... Elle sourit tout le temps, ça la fait rayonner. De longs cheveux noirs. Les pointes et le bout de sa frange en rouge... Des putains de lèvres. Elle passe souvent sa langue dessus, c'est comme ça que j'ai vu qu'elle avait un piercing à la langue. Quand elle s'est étirée, son haut est remonté et j'ai vu qu'elle en avait aussi un au nombril. Et puis, le truc en plus : elle a une de ces bet' de poitrine OO

Bill riait... Son frère avait toujours la phrase pour le sortir de ses idées noires. Il rentra dans le bain avec Tom. Il jouait avec la mousse. La mousse, c'est comme l'amour... Elle reste plus ou moins longtemps dans ta main, et puis, elle part, petit à petit... Tout est éphémère.

- Moi aussi j'ai rencontrer quelqu'un
- On est pas jumeaux pour rien... Et c'est qui ?
- *sourit* Tu vas t'foutre de moi, mais j'connais même pas son prénom. Elle fait 1m78. Elle a des yeux couleurs Nutella transparent, avec des petits points noirs. Des cheveux châtains-roux, c'est assez space... Quelques pics sur le derrière de sa tête, le reste de ses cheveux lui arrive en dessous de l'omoplate. Une frange rouge cache son ½il gauche... Elle a la peau blanche et les mains fines... Du vernis noir sur les ongles. Elle a des piercing... Un à la lèvre inférieur du côté gauche, un autre à l'arcade droite... Trois à l'oreille gauche. Des longs cils. Elle ne regarde jamais les gens en face, c'est comme si on était transparent...

[...]

Aucun sons, à peine le bruit de leur respiration lente et régulière. Quand on se connaît depuis aussi longtemps, les mots sont inutiles... C'est comme une boîte à musique. Au bout d'un moment, on connaît le rythme par c½ur, on entend toute les fausses notes... Laure et Méliane, c'est pareil. Elles avaient 7 ans, ça remonte à bien loin. Une campagne paumée en France, où Méliane passait souvent ses vacances. Des montagnes partout. Elles étaient trois, à ce moment là... Tout les ans elles se revoyaient. Mais 5 ans après, le 5 Août, c'était La révélation. C'est étrange, comme deux personnes peuvent s'aimer à ce point seulement 5 ans après leur première rencontre... Depuis, c'est une amitié si profonde et si difficile que parler, c'est inutile. Parce que le regard dans le vague et un sourire aux lèvres, elles se comprennent. Tant d'obstacles dans leur vie respective. Tant d'obstacles qu'elles avaient dû surmonter seule, séparées par la distance...

- Eh, Laure... On est le 14 Février aujourd'hui. C'est la St Valentin, ça fait 3 ans qu'il est parti, et on les rencontres ce soir... Tu crois que c'est normal ?
- C'que j'crois, c'est qu'il est plus de 2h, que j'suis crevée et que tu vas être malade si tu sors pas de ce bain glacé.
- Mouais, t'as raison...

Elle sortie et attrapa une serviette. En s'essuyant, elle remarqua les petits bouts de peau mortes se détacher de son corps. A chaque fois, c'était comme ça. Elle le savait, mais ça l'émerveillait. Le fait qu'une fois qu'on s'est lavé, une autre peau nous enveloppe...
Elle enfila un boxer et un débardeur. Elle en avait marre d'être seule, tout le temps. Dormir, travailler, manger de temps en temps, et encore travailler. Elle ne dormait pas beaucoup, mais ce soir, la fatigue s'était emparée d'elle.
Une chambre lui était réservée, mais à quoi bon, alors qu'elle était avec Laure. Celle-ci était déjà allée se coucher mais ne dormait pas encore. Méliane entra dans la chambre sans bruit et se glissa dans le lit avec un froissement de tissu. Laure se retourna et lui prit la main. Un murmure. "Bonne nuit" et elles s'endormaient déjà. Fatiguée par cette journée riche en émotion. La nuit fut paisible. Elle ne bougèrent pas. De temps en temps, Méliane serrait la main de Laure sans raisons. Le besoin de contact. On en a tous besoin. Au bout d'un moment, si on ne se fait pas touché, on dépérit. Méliane, elle en avait du contact. Tout les soirs, elle couchait avec des hommes ou des femmes, ivres ou non. Quand on a 15 ans, on ne devrait pas avoir à faire ça.
Elle, il lui manquait le contact d'une personne aimante. D'une personne qui fait attention à elle. Elle avait trouvé cet amour en Laure. Malgré la distance qui les séparaient, elles s'aimaient. D'une amitié incassable. Parfois, une petite dispute, à cause de paroles déplacées. Souvent, on avait voulu les séparées. "Je ne veux plus que tu la vois, elle t'influence trop " ; " Regarde ce que tu es devenue à cause d'elle ! "
Tant de paroles qui blessent. On ne choisit pas ses parents, mais on choisit ses amis. Parfois, on se trompe. Parfois, on fait le bon choix. Elles, la seule erreur qu'elles commettaient peut-être, c'était de trop s'aimer...


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iit-was-once : J'te remercie beaucoup, ça m'fait super plaisir tes com's =)
C'est vrai que Laure le dit assez brutalement, mais, c'est l'émotion, c'est fait exprès ;) C'est vrai qu'à 15 ans, c'pas facile... Et puis, tu verras bien au prochain chapitre si ton intuition est bonne x)


Edit 22/01/08
iit-was-once : J'sais ce que c'est, les périodes sombres ^^ Oui, j'ai un blog perso. Mais j'préfère te l'envoyer en message. J'sais pas pourquoi, faut pas chercher, j'suis bizarre xD

x3-fic-lemon-x3 : Merci ^////^ *n'emue* J'sais pas pourquoi, ça m'a fait rire quand t'as marqué "o___O 15 ans"
Oui, j'ai parfois quelques excès de folitude ^^ Bien entendu, je préviendrais tout ceux qui me le demande =)

Edit 24/01/08
x-Fic-Tokiohot3l : Waaah Margaux !!! Merci x3 En ce jour de grève, j'ai reçu la PREMIERE REMARQUE !! Non, n'applaudissez pas, vous allez me faire rougir ^////^
Oui, c'est vrai, mes chapitres sont assez longs... Mah j'y peut rien, quand j'ai d'linspi j'écris, j'écris, et pis, j'me rends pas compte qu'il faut que je m'arrête un jour... M'enfin, si vous êtes plusieurs à me dire que c'est trop long, j'les raccourcirais =) Nan, parce que si y'a que toi qui le pense ben, la majorité l'emporte hein x)
En tout cas, Merci !

Edit 29/01/08
Tokiohotel-whatelse : Euh... oO je pas avoir bien compris beaucoup ta question xD * J'me fou pas de toi, je parle vraiment comme ça u_u' * Oui, elle a vu les TH * waaaah la channnnnce ! Ahem. Pardon v_v* Effectivement, après, Bill et Tom parlent de deux filles. Et effectivement, ils savent à quoi elles ressemblent puisqu'ils les ont vu. xD, même en simplifiant, je pige rien x') Désolée de pas pouvoir t'aider...

KiiLl3ùSe : Désolée... Tmtc combien je le suis. Tu connais les principales raisons de mon absence, et j'ai pas envie de les étaler ici. Encore pardon...


# Posté le lundi 21 janvier 2008 12:22

Modifié le samedi 24 janvier 2009 03:57

C'est Malgré Moi - Chapitre III

Hey vous ! Désolée pour cette longue absence, j'étais... Pas vraiment vivante. En mode zombie quoi. Toujours est-il que voilà. Et la nouvelle du jour : Les zombies savent écrire ! Alors, j'vous ai fait une 'tite suite =) Elle me plaît bien moi... M'enfin, vous verrez. KiLl3ùSe l'a eu en avant-première, comme toujours. D'après elle c'est superbe... D'après elle, c'est Toujours superbe u_u. Donc, j'attends vos avis bien sûr ^^
Au fait, je tiens à faire une petite précisation. On est 2005 dans la fic, les twins ont donc 16 ans. Tout petiooot *kawaii* xD
Sinon, j'ai trouvé un titre pour la fic. C'est Malgré Moi. Voilà, il ne vous reste plus qu'à lire, laisser des commentaires, enfin bref, vous connaissez le chemin.

Je voudrais aussi dire que les The GazettE *les gars sur la vidéo* sont magnifiquement géniaux. Et puis cette chanson elle est.. Wahh quoi...



15 Février, 15h00

- Salut les filles !
- Papa ?!

David venait d'entrer en trombe dans sa maison. Les filles venaient de se réveiller, elles n'étaient pas maquillées, habillées en tout et pour tout d'un boxer et d'un tee-shirt.
Le fait que le père de Laure soit là, ça ne posait pas de problèmes. Mais le fait que quatre gars entrent derrière lui, ça, c'était un problème.
Elles rougirent en même temps. Méliane lâcha son croissant et cracha le jus qu'elle avait dans la bouche. Laure se leva, ouvrit de gros yeux ronds et courut à l'étage suivit de près par Méliane.
Une fois la porte fermée, Laure se jeta sur son lit et Méliane s'écroula par terre. Si on leur avait dit qu'un jour elles auraient autant honte, elles n'y auraient sûrement pas cru...
Elles se regardèrent et explosèrent de rire. La situation était tellement pitoyable, s'en était presque choquant.

*Sérieux, si vous étiez devant les Tokio Hotel en boxer, vous réagiriez comment ? *

- Faut qu'on s'habille maintenant...
- P'tain, il est que 15h -__- C'est un barbare ton père quand même...
- J'te l'fait pas dire ! Allez, let's go *expression chère à mon c½ur, hein Killeuse xD*

Laure chercha pendant cinq bonnes minutes son tee-shirt en damier noir et blanc, perdu dans une armoire où il y avait des centaines de vêtements. Elle enfila un slim blanc et s'assit devant le miroir. Méliane tira un tee-shirt rose avec le haut du squelette imprimé dessus en noir. Elle mit le même pantalon que la veille et rejoignit Laure devant le miroir. Quand on se maquille depuis qu'on a douze ans, ça devient routinier. Laure remonta son tee-shirt de façon à ce qu'on voit son piercing et enfila des gants de GothLoli . Méliane mit simplement des mitaines, changea de boucles d'oreilles et se refit ses pics. Après cinq minutes de "t'es sûre que j'suis bien ?" Gott que j'suis moche OO" , enfin, tout ce que pense une fille de 15 d'elle, elles descendirent rejoindre les squatteur en bas.

[...]

- Bon les jeun'z, moi je dois y aller. Amusez-vous bien !
- Dîtes, les filles, visiblement, tout à l'heure, on vous a coupé dans votre p'tit dej', et nous, on a rien mangé depuis qu'on est levés. On pourrait...? Demanda Georg
- Ouais, bien sûr ! Ben, attendez là, on va amener des trucs. Tu viens Méliane ?

Les deux filles allèrent dans la cuisine et en revinrent les bras chargés de tout ce qu'on pourrait espérer pour un petit déjeuner.
Tom se rua sur le pot de Nutella tandis que Bill ouvrait la confiture de cerises. Gustav se faisait cuir des tartines et Georg tentait de convaincre Tom de laisser le Nutella en paix. Méliane et Laure rigolait de les voir comme ça. L'image qu'ils donnent sur les photos, c'est celle de quatre adolescents matures, qui vivent sous les projecteurs. Quatre adolescents qui vont toujours bien, qui sourient tout le temps, qui n'ont pas de problèmes... Des stars quoi. Et là, on voit quatre mecs, qui mangent comme 25. Rien de très spécial pour des adolescents de 15 à 17 ans.

- Vous voulez boire quelque chose ? Demanda Laure
- T'as d'la vodka ? Demanda Tom en engloutissant littéralement une cuillère de nutella
- Et tu veux faire quoi avec de la vodka ?
- Ben boire -_-' A moins qu'tu es une autre idée ;)

* Pensée Laure *
Raa mais il est trop con ce mec ! D'la vodka ! Oui, y'en a. J'fais des conneries mais quand même. Piqué dans la réserve de mon père... C'est tentant mais non. J'donnerai pas de vodka à un poulpe qui vient de...

- T'as bouffé TOUT le nutella oO !?
- Hein ? Héhé, non, pas du tout...

Là c'est trop. Y'a des limites. Il a peut-être une belle gueule mais ça lui donne pas tout les droits ! MON nutella. Dans MA maison ><
Ma vengeance sera terrible...

Laure tira le pot de confiture de cerises des mains de Bill. Celui-ci resta quelques secondes en suspend avant de se rendre compte que la confiture avait disparue ! Jésus ! (prononcé djizious)
Méliane se leva en même temps que Bill et ils crièrent en ch½urs :

- NAN ! PAS LA CERISE !

Malgré leurs efforts vocaux, laure étala la confiture sur la tête de Tom qui n'avait strictement rien compris à ce qu'il se passait. Il ouvrit la bouche pour parler mais Laure lui enfonça un doigt plein de confiture dans la bouche

- Ah ! ku veux schouer à ysa (traduction Bitte ! : Ah ! Tu veux jouer à ça )

Tom referma sa bouche et commença à lécher le doigt de Laure dans un lent va-et-viens. Elle rougit violemment et essaya de retirer son doigt mais Tom la mordit. Une amie normale se serait précipitée pour lui venir en aide. Mais Méliane n'était pas une amie normale. Elle était sadiquement perverse et la scène était bidonnante ! Et par dessus tout... Laure avait donner en sacrifice la confiture de cerises... Et Ça, c'était impardonnable. Bill se jeta sur Laure, qui était complètement désemparée... Georg était étalé par terre tellement il riait. Gustav les encourageait cacher derrière une chaise pour échapper au éclaboussures de confiture perdue * vergessen Konfitüüür *
Méliane se jeta dans le tas et s'allia avec Tom et Bill contre Laure jusqu'à ce qu'elle réalise que Tom s'était goinfré tout le Nutella. Il y eu un soudain retournement de situation. Alors que Tom était occupé à garder le doigt de Laure dans sa bouche, Méliane souleva son tee-shirt et vida la confiture sur son ventre.
Tom se stoppa. Un grand silence s'en suivi. Gustav éclata de rire et s'approcha dangereusement de Tom.

- Euh... Gus', t'fais quoi là ?
- Oh, rien... Je vais juste...

Il passa sur Méliane qui avait atterri par on ne sait quel miracle sur le dos de Bill, qui lui même était à quatre patte au dessus de Laure, qui avait le doigt dans la bouche de Tom . Georg s'était rapproché avec un appareil photo. Une mouche qui passait par là se posa sur la confiture, essaya de s'envoler mais resta coincé dedans. Tous les regards étaient rivés sur elle. Finalement, elle mourut, noyée dans la confiture...

- Paix à son âme !

Tom en profita pour tenter une évasion. Ce qui fut un échec total, il faut bien l'avouer. Gustav, qui en voulait aussi à Tom d'avoir mangé tout le nutella, posa un doigt sur son torse maculé.

- Je vais juste te lécher...
- OMFG' ! OO ! S'écria Bill

Gus' commença à lécher le torse de Tom, qui poussait de petits gémissements entre deux éclats de rire. Il fit tourner quelques instants sa langue dans le nombril de Tom qui devenait de plus en plus rouge. Manque de souffle ou excitation ? Il remonta légèrement son tee-shirt et le mordilla sous les côtes. Gustav, en équilibre avec ses pieds sur le dos de Méliane, s'approcha de la tête de Tom et...

Bzzzzzzz *Non, ce n'est pas la mouche qui a survécue*

Les bras de Bill plièrent. Il s'écrasa sur Laure, emportant dans sa chute Méliane et Gustav', qui se tapa la tête contre celle de Tom.

- Y'a un truc qu'à vibrer sur mes fesses OO'
- Certes, c'est suspect... Sauf que c'était mon portable, Bill, dit Méliane, exaspérée.

Méliane s'éloigna. Elle avait deux portables. Un personnel, un pour le travail.
- Bonjour.
- Bonjour. J'espère que je ne te dérange pas ?
- Non, c'est bon. Tu veux que je rentre plus tôt ?

C'était une chose à prévoir. Il suffit d'un client important qui arrive en dernière minute pour que le meilleur élément du Club soit appelé. Et c'était elle, le meilleur élément du Club.

- Pas du tout, au contraire. Le client qui t'avais réservé a eu un imprévu. Il ne sera là que dans deux semaines.
- D'accord... Tu as autre chose à me dire ?
- Tout vas-bien ? Tu as l'air... Froide, distante. Tu as des problèmes ? Si tu en as, j'arrive tout de suite, tu le sais.
- Non, il n'y'en a pas. Tout vas bien, ne t'inquiète pas.
- Bien... Je t'aime, ne l'oublie pas.

Il avait raccroché. Avec un sanglot étouffé. Et puis, deux semaines de vacances ? C'était bizarre...

- Je vais me laver, je reviens.

Pov Méliane

Tout ça est si dur... Connaître son passé, nier son présent et oublier son futur.
Tout à l'heure, j'ai ressenti quelque chose d'étrange. J'étais sous la douche. L'eau tombait sur mon visage et dégoulinait le long de mon corps. J'avais des frissons. Je me sentais bien. Le commencement de la purification. Cette eau, elle était bouillant. Ça fumait autour de moi. A peine cinq minutes. Les miroirs étaient déjà tout embués. Ça bouillait mais j'avais froid. Je tremblais. J'augmentais l'eau chaude, mais ça ne m'empêchait pas pas d'être gelée. De l'intérieur
" Si tes pieds ne sont pas froids, c'est ton c½ur qui le devient... "

Comment en suis-je arrivée là ? Me prostituer pour payer mes études... Parfois, j'oublie. Tout. Parce que parfois, ça fait du bien de ne rien ressentir. J'aime être sous la douche, ne pas me rendre compte que l'eau coule. Ne plus me souvenir de la personne qui était en moi une demi-heure plus tôt. Juste oublier.

La douche, c'est le symbole de la purification. Parce que quand tu sors trempé de la baignoire, nu, c'est une naissance. Chaque jours je renais. La confiture est partie. J'entends Bill rigoler. Je souris. Malgré moi. Je me sèche rapidement, m'habille et me maquille. Cet appel m'a fait revenir à la réalité. Cet appel m'a rappelé qui j'étais. Je sors. Combien de fois a-t-on dévalé ces escaliers en courant Laure et moi ? Sa mère ne m'aimait pas beaucoup. J'étais de mauvaise fréquentation. Pas beaucoup d'argent et vivant au Japon. C'était suffisant pour avoir une opinion de moi. Je n'ai aimé que deux fois dans ma vie jusqu'à maintenant. Pour Laure et moi, ce n'était pas sa mère qui mettrais en danger notre relation.

[...]

- C'était qui au téléphone ?

Georg, la curiosité est un vilain défaut

- Mon patron.
- Ah oui ? Mais, David à dit que tu n'travaillais pas ! Et puis... T'as que quinze ans. Tu devrais pas travailler à cet âge-là. Dit Tom

Je n'aime pas qu'on me pose des questions.

- Dis moi, Tom Kaulitz ? Tu as commencé à travailler vers quel âge ? Quinze, c'est bien c'que j'me disais.Moi c'est pareil

En fait, je crois que je n'aime pas grand chose.

[...]

Je me lève. C'est normal. Comme si j'allais chercher quelque chose à boire. Je suis pieds nus. Un tee-shirt et un pantalon. La maison est chauffée. J'ouvre la porte d'entrée. Il a beaucoup neigé cette nuit. Je contourne le bâtiment et saute le grillage. Je sais qu'ils me regardent tous. Je sais qu'ils ne comprennent pas.
Un champ. C'est comme si j'avais changé d'époque, de lieu. On n'entends plus les voitures. Les oiseaux ne chantent pas. Juste la neige. A perte de vue. Et moi.
C'est si beau. Mes genoux lâchent. Mes jambes ne me portent plus. Je m'écroule sur cette étendue immaculée. Je suis consciente. Je n'ai pas mal.
“ Sauf peut-être au c½ur ”
Il commence à neiger. J'ai l'impression d'être au Japon. Je souris. Les flocons tombent sur mon visage. Je crois que... J'ai froid au pieds.
" Si tes pieds sont froids, ton c½ur est chaud "
Des éclats de rires. Des souvenirs. Tout ça. Dans ma tête. Maintenant. La neige. Le soleil brille.

- Méliane !

Je ne me lèverais pas maintenant. Je suis trop bien. Faîtes ce que vous voulez de moi. Je m'en moque. Il neige. Tu es là.
Maman

[...]

Il fait chaud. J'entends le craquement du bois. Un drap. Pourquoi m'avez-vous enlevé de la neige ? Vous ne comprenez pas. Y a-t-il seulement quelqu'un qui le peut ?

- Tu te réveilles enfin. Tu nous as bien fait peur tu sais ?
- Pardon.

Gustav est calme. Il y avait de la tendresse dans sa voix. Un sourire. Un vrai. Qui vient du fond du c½ur.

- On a pensé que tu avais eu un malaise. Tu pourrais attrapé la pneumonie, vu comment tu étais trempée. Je vais te faire un truc à boire.

Je n'dis rien. Qu'y a-t-il à dire en même temps. Devant tant de gentillesse venant d'une personne que je ne connais pas vraiment. Tom entre. Il sourit bêtement. Je préfère cette image de lui. Le mec déconneur et accro au nutella. On a bien rit tout à l'heure. Cette proximité avec les twins, ça m'a perturbé.

- Elle est insupportable ta pote. J'sais pas comment tu fais... Dit Tom
- Tu l'as connais pas assez, c'est pour ça. Dans quelques temps, tu verras. Tu pourras plus te passer d'elle.
- Mouais, j'suis pas sûr de ça. Elle m'a tellement fais chier tout à l'heure ! Du genre c'est de ma faute si t'as eu un malaise. Elle a blablater pendant ix minutes sur ça.
- Je n'ai pas eu de malaise. J'ai juste dormis. J'étais fatiguée. L'appel que j'ai reçu m'a un peu perturber, c'est tout.
- Ah ouais, au fait ! Tu travailles dans quoi ? L'autre andouille n'a pas voulu m'le dire.
- J'suis dans les relations sociales.

C'est ce que je dis. Tout le temps. Mentir. Activité quotidienne. C'est avec lui que j'ai appris à mentir... Je lui en serais éternellement reconnaissante.

/ Flash- Back \

- Méliane ! T'as vu le nouveau ? Il est Coréen. Le prof veut que tu ailles lui parler.
- Il a qu'à venir, j'ai la flemme de bouger. Et puis, j'le connais déjà. C'est mon beau-frère. Yoon Suh. Il s'appelle Yoon Suh. Et parler ne sert à rien avec lui. Il ne parle pas. Il ne parle plus...

/ Fin Flash Back \

A tout les blaireaux de l'incultissime incultisme ! Yoon Suh... Ça se prononce pas yon suh, mais youn soh

Edit 30/01/08
x-Fic-TokioHot3l : xD ben le pire, tu sais, c'est que oui, j'ai déjà penser à écrire un roman. Un livre... En fait, j'ai même commencé à une période. Mais c'est pas super x') J'manquais de maturité à c't'époque là... Tu sais, t'as dit que j'avais un don. Y'a un mec, ben, tout le monde lui disait ça. C'est pas un don. C'est le talent de la plume. * Fière de cette trouvaille, merci à 1er-avril, sans qui j'aurais jamais trouvé ça x') * Meuuh oui j'te préviendrais ! Et puis, j'le savais que c'était ton anniv' le 15 xD. C'était pas fait exprès hein, mais j'le savais ^^

xX-sterne-Xx : Merci, ça m'fait super plaisir tout ces compliments *rougie violemment, fais un bond en arrière et se met à pleurer de joie *

Edit du même jour, plus tard x')
x-Fic-TokioHot3l : J'y réponds parce que ça me fais plaisir. Nyah >< Oui, c'est poétique hein ? J'étais dans ma phase *qui dure toujours* du "Je me pose pleins de questions et je suis trop touchée par les beaux textes ". Sauf que lui, c'était vraiment magnifique... Ça l'est toujours d'ailleurs. Et puis, il m'avait fait un beau compliment, alors moi, j'étais toute nyappy quoi x')

Edit 31/01/08
x3-fic-lemon-x3 : x'D oui, j'parlais de moi pour les surnoms... C'p't'être mignon mais moi j'aime paas >< Wah, mais c'est normal d'être fan de ta fic, t'as vu comment t'écris en même temps ! =3 Nan, moi ça m'pose aucuns problèmes de faire des com's, mais p't'être que y'a des gens qui préfèrent en message, c'est pour ça que j'i demandé ^^

x-Fic-TokioHot3l : Arrêtes de te dévaloriser xD. Ça m'dérange pas les chapitres courts ! C'était juste pour te faire une remarque ¬¬





# Posté le mardi 29 janvier 2008 13:54

Modifié le mardi 12 février 2008 06:13

C'est Malgré Moi - Chapitre IV

C'est Malgré Moi - Chapitre IV
Quatrième chapitre. J'ai mis di temps avant de posté. Soyez contents, censément, je n'voulais pas poster aujourd'hui. Le 14. J'aurais aimé poster le chapitre quatre le 14 Février. Dans quatre jour, la date clé de l'histoire. Dans quatre jours, la date clé de ma vie. Je n'ai pas envie de m'éterniser sur le mot de l'auteur aujourd'hui. Je n'ai pas envie de faire un truc marrant, avec des sourires à tout bouts de champs. Juste vous dire qu'il ne faut pas vous attendre à un chapitre avant deux-trois semaines. Je n'serais pas morte, je continuerai les mises à jours et les réponses à vos questions, si il y en a.


* Fly away, Love. Aujourd'hui... Je n't'oublie pas... Je n'pourrais pas... *






"- Dit, tu crois qu'on sera toujours ensemble ?
- Bien sûr. Tant qu'il neigera sur terre, tant que Notre Arbre sera là. Je serais avec toi... "


C'était il y a bien longtemps. Ces paroles prononcées futilement. Les paroles de deux enfants. Deux êtres qui ne voulaient qu'une chose. S'aimer, toujours. Ils étaient si jeunes, et pourtant si matures. La vie les attendait. La vie...
Méliane était allongée dans la neige. Les flocons tombaient sur son visage. Il n'y avait pas de vent. Le soleil était absent. Mais c''était une magnifique journée. C'est comme si plus rien n'existait autour d'elle. Il n'était plus question d'études, de travail, de vacances. Elle ne sentait plus son corps. Juste cette chanson dans sa tête.

Un bruit

Quelle importance ? Qui que ce soit, elle s'en moquait. Parce qu'en ce moment, elle ne bougeait plus, ne pensait plus. Elle avait les yeux fermés. Son visage était pâle, sa respiration lente. Mais c'était normale. Ses traits étaient paisibles. Rien ne l'inquiétait. Elle se rappelait. D'elle, de Lui. Du froid mordant de la neige. De la chaleur de ses bras musclés.

- Pourquoi tu t'allonges dans la neige comme ça, pieds nus ?
- Tu vas attraper froid Bill, tu devrais rentrer.

Sa voix était posée, calme. Une douleur lui rongeait le c½ur soudainement. Mais c'était une douleur agréable. Une douleur qui fait du bien. Bill sourit. Il s'allongea à côté d'elle, fermant les yeux. Plusieurs minutes s'écoulèrent et il lui prit la main.

- J'ai froid.
- Je t'avais prévenu. Rentre avant d'être malade.
- Non. Je veux comprendre. Comprendre pourquoi tu passes tout ce temps allongée ici. Parce que toi aussi, tu as sûrement froid. T'es humaine après tout. Tant que j'aurais pas compris, je n'me lèverai pas.

Méliane et Bill ne se connaissaient pas vraiment. Il était souvent avec Laure, et elle, souvent avec Tom. Ils ne se parlaient que rarement, même si c'était lui qui l'avait abordée le premier. Parfois, le soir, Bill chantait dans sa chambre. Méliane l'accompagnait à la guitare, à travers les murs. Quelle merveilleuse berceuse.
Elle entendait Bill grelotter. Elle ouvrit les yeux et le regarda. Ses traits si fins. Les joues rougies par le froid, il fronçait les sourcils.

- Bill, lâche ma main, je veux rentrer.

Ils se levèrent en même temps. Bill souriait les yeux dans le vague. Il n'avait pas lâché sa main. Au contraire, il l'a tenait fermement. Ils arrivèrent à la barrière. Bill s'arrêta et pris le menton de Méliane entre son pouce et son index. Il essaya de trouver son regard, mais rien ne passait. C'était vide. Vide de sentiments, vide de sens. Rien

- Je n'ai toujours pas compris. Mais même maintenant que je suis debout, je trouverais. Je découvrirais ton secret. Celui qui est enfoui au plus profond de toi même. Celui qui fait que tu n'me regarde pas dans les yeux. Je te promets qu'un jour, je le découvrirais...

[...]

Il était 23h00. Dans la pièce, des bougies étaient allumées, déformants les silhouettes des six ados présents. Une panne de courant dans le quartier. Réparé demain, il était trop tard maintenant. L'ambiance était glauque, mais tripante. C'est le genre de soirée où on est tous regroupés autour de la cheminée, qu'on se tient la main et qu'on raconte tour à tour une histoire d'horreur pour faire crier les filles...
Mais là, non. Là on se racontait les souvenirs de la première rencontrer. Certains parlaient, d'autres ne disaient rien. Dans ce genre de soirée, il en faut qui ne parlent pas. Méliane regardait le feu. Le bois se consumait doucement, bientôt, la bûche s'effondrerai.

" Comme mon amour "

Son passé avait refait surface cette dernière semaine. Un passé avec lequel elle vivait chaque jour, mais qu'elle savait contrôler. Mais depuis quelques jours, depuis que Bill s'était couché dans la neige avec elle, il était présent constamment. Elle avait des absences, restait des heures les yeux dans le vague, à regarder la neige tomber. Maintenant, plus personne ne la dérangeait quand elle se couchait dans le Pré Blanc. Parfois, le chanteur la rejoignait. Ils ne parlaient jamais. Quelques fois, il lui prenait la main en disant que peut-être, ça lui transmettrais les pensées de la jeune fille... Que peut-être il comprendrai mieux.
Parfois il avait des idées bizarres.
Méliane passait beaucoup de temps avec Tom. Il parlait de tout, de rien. Surtout de rien. De temps en temps, il l'a questionnait sur son passé. Elle souriait en disant que ça ne lui apporterait rien de le savoir. Laure et lui se disputait sans cesse, pour n'importe quoi. En tout cas, il y avait toujours de pots de nutella d'avance maintenant.
Gustav aimait bien discuté avec Méliane. Discuter des questions que se posent tout adolescents. De choses qu'il avait vécu et dont il avait besoin de parler...

Ce soir, elle réfléchis. A tout ça. A ce qu'il se passe en ce moment. Cette amitié qu'elle a avec Gustav, cette complicité avec Tom, ses moments de silence avec Bill... Georg ne parlait pas beaucoup. Du moins pas à elle. L'impression qu'il donnait, c'est que Méliane lui faisait peur. Quand elle était à côté de lui, il ne disait plus rien. Mais dès qu'elle s'éloignait, il commençais à parler.
Ce soir, il y a de l'alcool, des cigarettes, et on oubli qui nous fait peur ou qui on aime. Méliane regarde Bill, Bill regarde Méliane. Tout ça en transparence. C'était un nouveau jeu depuis quelques jours.

" Le jour où tu me regarderas vraiment, je lirais en toi comme si c'était moi "

Dans une semaine, tout sera fini. Méliane le sait. Et pourtant, elle s'accroche au peu d'espoir qui lui reste. Tout est si merveilleux ici. Laure, des amis. Rire, chanter, discuter. Tout ce qu'elle ne fait pas ailleurs. Tout ce que fait une ado de 15 ans. Tout ce qu'elle aurait aimé faire. Mais quand tu passes tendrement de l'enfant à l'adolescent et brusquement de l'adolescent à l'adulte en si peu de temps, tu n'peux pas faire comme tout le monde. Le silence est son arme. Son mutisme sa défense. Son c½ur son système d'alarme. Malgré ça, malgré toutes ces choses, ce soir, elle est perdue. Perdue dans les yeux de Bill. Perdue dans le rire de Laure. Perdue parmi toutes ces bouteilles de bière. Elle ne les compte même plus. Elle a l'habitude. Boire, c'est quotidien pour elle. Boire, c'est vivre. Boire c'est oublier...

"- Dit Yoon Suh, pourquoi tu bois que de l'alcool ? A ton âge, c'est dangereux.
- Parce que je peux pas m'en passer. C'est comme une drogue. Ça me permet d'oublier...
- Alors arrête de boire. Maintenant c'est moi ta drogue "


Des bribes de souvenirs qui reviennent précipitamment. Parfois, on a besoin de parler. Mais on n'peut pas. On n'ose pas. Parce qu'on a peur. Peur de la réaction des gens. Peur de ne pas avoir assez de courage pour aller jusqu'au bout. Peur d'être jugé. Alors on se tait. On se tait, on sourit, on dit que tout va bien. En apparence.
A l'intérieur, tout est noir, sombre. Comme la mer à l'endroit du naufrage d'un pétrolier. C'est gluant, visqueux. Peu à peu, ça disparaît. Mais ça ne s'en va jamais.

[...]

Pas un bruit. Juste le sifflement de la maison. Un sifflement apaisant, rassurant. Bill n'arrive pas à dormir. Mal de tête trop intense, trop forcé sur la boisson. Il se lève et descend. Dehors, la ville est calme. Une voiture de temps en temps. Bill s'assoit. Il réfléchit. A tout ce qu'il se passe depuis une semaine. A toutes les joies qu'il a eu. Toutes les questions qu'il s'est posé. La promesse qu'il a faite. Il ne regrette pas. Ce n'est pas de la pitié, non. C'est un besoin d'aider les personnes qui lui sont chères... Mais depuis quand l'est-elle ? Après tout, ce n'est qu'une fille, comme tant d'autres.
Non, justement... Elle est différente. C'est dans ses yeux qu'il l'a vue. Cette souffrance et cette tristesse. Il l'a vu parce que ses yeux étaient vides.
Dans le champ derrière la maison, il y a une lumière. Faible, mais juste assez puissante pour voir la masse sombre à côté. Bill sort de la maison. Ce chemin est devenu quotidien. Il ne sait pas pourquoi. Juste que... Il en a besoin. Besoin de savoir.

- Qu'est-c'que tu fais dehors ?
- Je réfléchis.
- A quoi ?

Bill s'assoit. Il l'a regarde. Elle a les yeux fermés. Il distingue à peine ses lèvres dans la noirceur de la nuit.

- Pleins de choses. A ce que j'ferais dans une semaine.
- Moi je sais c'que tu feras. Tu vas travailler pour nous. Tu sais, j'ai compris beaucoup de choses en te regardant. Arrêtes d'être seule. Reste avec nous. Tu pourras discuter, rire, t'amuser. Tu le fais, ça, en France ? Mais merde quoi ! Tu vas pas passez ta vie renfermée sur toi-même ! Profites de chaque secondes ! T'as pas le droit de t'abandonner comme ça !
- Pourquoi tu t'énerves ?
- Je... Tu veux que j'te dise ? Ta façon d'être est insupportable. Tu parles une fois toute les trois heures, tu n'souris quasiment jamais. Tu donnes l'impression d'être supérieur à nous. Et ça, tu vois, c'est vachement chiant.

Méliane sourit. Elle s'assoit à côté de Bill, le regarde. Dans les yeux.
" Lis en moi Bill. Lis en moi comme si j'étais toi... "
Elle s'approche de lui et le prend dans ses bras. Le besoin de contact. C'est tellement agréable, cette chaleur. Son c½ur se serre. Sa vie est entrain de changer. Soudainement, elle a envie d'arrêter tout. D'appeler son Boss et de lui dire que c'est fini, qu'elle s'en va. Que maintenant, elle a des gens qui l'aime pour ce qu'elle est. Qui l'aime comme elle est.

- Merci Bill. Merci...

C'est plus un soupir qu'autre chose. Bill sourit. Ils sont heureux, tout les deux. Méliane ferme les yeux. Elle veut profiter de cet instant. Parce qu'elle sait qu'un jour, il prendra fin. Dans quatre minutes, dans huit semaines ou dans trois ans... Peu importe, elle est heureuse. Et elle profite. De ces quelques personnes qui la raccroche à la vie. De ces quelques personnes qu'elle aime...

" C'est malgré moi... "

[...]

Pov Méliane

" Tout le monde dors, la maison est calme. Moi j'écoute cette chanson. Cette chanson qui reste toujours présente dans ma tête... Oui, j'ai changé. Ils m'ont fait changer. Maintenant, je peux les regarder en face. Maintenant, je peux voir leurs yeux... Mais pourquoi j'ai fait ça ? J'étais bien, seule, solitaire. J'aimerais... J'aimerais me convaincre que c'était comme ça. J'aimerais me convaincre que ces trois dernières années ont été un pur bonheur, malgré ma solitude. Pourtant c'est faux. Alors pourquoi j'essaye de me convaincre du contraire ? Aidez-moi à comprendre. Je veux savoir pourquoi tout change. Mon monde s'écroule. Trop de sentiments, trop d'émotion. Je n'comprends pas, je n'comprends plus... Ce n'était que des vacances entre amis... Alors pourquoi ? Mon c½ur se serre. Mais j'aime ça. Mon souffle se coupe, pourtant je n'fais rien pour respirer. Et la neige...
Comment peuvent-ils me témoigner autant d'amour ? On ne se connaît que depuis une semaine... Comment je peux les aimer en retour ? Je n'ai pas le droit. Bientôt, je serais en France. Bientôt, je retrouverais ma vie de tout les jours... Tout redeviendra comme avant...

/ Flash Back \

"Je cours. Je ne rattraperais jamais cette voiture, mais peu m'importe. Arrêtes-toi je t'en supplie. Je n'tiendrais pas longtemps... Reviens-moi... Ne m'abandonne pas comme ça. Ne sois pas lâche et arrête cette voiture. Montre moi que tu m'aimes ! "

La jeune fille tombe à genoux. Elle pleure. Les larmes roulent sur ses joues comme la neige tombe pendant les nuits d'hiver. La voiture s'arrête. Un garçon en descend. Il court. Il ne veut plus la voir, mais il court vers elle. Parce que c'est son seul échappatoire. C'est sa Vie, ils se le sont promis. Confiance, toujours.

" Yoon Suh... Cours plus vite. Viens dans mes bras... Je me fou de ce que tu as fait. Viens dans mes bras, et je te pardonnerai. De toute façon, je n't'en ai jamais voulu. Je veux juste sentir ton souffle dans mon cou. Je veux t'entendre gémir mon nom encore et encore. Je veux qu'il n'y est que moi dans tes pensées. Viens dans mes bras Yoon Suh. On recommencera tout. Toi et Moi. Loin, ou juste à côté. Aucune importance. Viens dans mes bras... "

/ Fin Flash Back \

Tout n'est pas comme on l'espère. Un jour, on est heureux. Oui, tellement. Une journée magnifique, des rires. Tout va bien. Même si un événement mauvais survient, on s'en fou. La force du bonheur. Le lendemain, vous vous réveillé. Bien dormi, content. Il suffit d'un coup de téléphone. Et tout votre monde s'écroule. La joie qui était en vous s'évapore. Elle part comme elle est venue. Comme un battement de cil.
C'est là qu'on se rend compte. Que le bonheur n'est pas permis à tout le monde. Moi, je n'fais pas partit de "tout le monde". Je n'ai pas le droit d'être heureuse. Je n'sais pas pourquoi, c'est comme ça. Nos chemins sont prédestinés. Nos voies tracées. Mais pourquoi les suivre ? Pourquoi...

- Tu dois vraiment partir ?
- Dis pas des conneries Tom... On t'appellerais pour te dire ça, tu resterais à rien faire ?
- T'énerves pas Georg... C'est juste que...

Pourquoi tu ne termines pas ta phrase Tom ? J'aurais aimé continuer à être avec vous. Mais je n'aurais pas dû rester aussi longtemps. La Vie me reproche mes erreurs. Je suis tellement pathétique... Je n'aurais même pas dû avoir à l'idée de vivre d'aussi bons moments avec vous...

- On se reverra.
Pourquoi je mens ?
- Quand le trimestre sera terminé.
Je n'veux pas refaire la même erreur...
- On se retrouvera ici.
Ne me laisser pas partir...

[...]

L'avion à décollé. Mes yeux me piquent. Mon c½ur se déchire.
Laure a pleuré. Parce qu'elle elle sait. Qu'on ne se reverra pas tout de suite. Même avant longtemps. On est restée un quart d'heure dans les bras de l'autre... J'adore son odeur. Elle me réchauffe. J'ai posé ma tête sur son épaule. Une larme. Pas plus. Je n'me serais pas permis. Mais cette larme était tellement lourde que j'ai cru en mourir. Son trajet n'en finissait pas. Je sens encore son chemin salé et mouillé sur ma joue. Tom m'a prise dans ses bras et m'a serrée jusqu'à que je n'puisse plus respirer. Gustav m'a souris. Il m'a embrassé sur la joue. Bizarrement, je me sens proche de lui. C'est comme un ours en peluche, un doudou. Quand on va mal, il est toujours là pour nous. Le simple fait de voir ses yeux nous réchauffe le c½ur. On s'est longtemps regardé Bill et moi. J'avais l'impression que ça n'en finirait jamais. Il a pris ma main et a commencé à la serrer. Son bras tremblait et ses jointures devenaient blanches. Il a reniflé.

- Je t'ai promis, Méliane. Je t'ai promis que je trouverais. Même si tu es loin de moi, je découvrirai la vérité.

J'ai déglutit. Plusieurs fois, j'ai voulu parler. J'ouvrais ma bouche et la fermait. Je baissais la tête et la remontais. Il serrait toujours ma main. Je n'avais même pas mal. Je m'suis approchée de son oreille et lui ai murmuré

- Ma vie est un secret... Tiens ta promesse Bill. Découvre moi.

Il m'a regardé bizarrement. Je m'suis tournée vers Georg. Je savais pas vraiment qu'elle attitude adopter. On ne s'connaissait pas vraiment tout les deux. Il m'a étreint en me disant

- La prochaine fois, on se connaîtra mieux.

Je crois que je ne le connaîtrais jamais. Je ne compte pas qu'il y est de prochaine fois. Ça va faire une vingtaine de minutes qu'on est partit. Mes yeux se ferment seuls. Je veux lutter. Je n'dois pas dormir. Je dois tenir. Je n'veux pas. Je n'peux plus...

[...]

Paris. Ça fait un peu plus d'une semaine. Pourtant j'ai l'impression que c'était il y a une éternité. Et j'aurais aimé, oui, vraiment aimé, que ce soit il y a une éternité. Je lève les yeux. Tout ces gens. Tout ces gens qui ne sont pas conscient du monde qui les entour. Un taxi arrive, je monte dedans. Le gars me sourit. Je n'ai pas envie d'être méchante. Je lui souris aussi.

- Hôpital Bretonneau s'il vous plaît.

Ce n'est pas très loin. Mais j'avais pas envie de marcher. Mon état est pitoyable. Je n'réfléchis même plus. Je suis vide. Jamais je n'aurais pensé que ça me ferait un tel choc. Je m'y était préparé, pourtant. Mais, je n'sais pas. Pas si tôt. Malgré tout, j'avais besoin de son soutien. Les voitures défoulent, klaxonnent, accélèrent. Moi j'ai l'impression de flotter au milieu de tout ça. Au milieu de cette folie. Tel un ange remontant au paradis.
On est arrivé. Je paye le gars et sors de la voiture. Je n'aime pas les hôpitaux. Mais tant pis. C'est mon devoir.
Je demande à la secrétaire l'étage. Je prends l'ascenseur. Mes jambes ne me porteraient pas assez longtemps pour passer par l'escalier. Je me dirige dans les couloirs comme si j'avais déjà fait ce chemin cent fois. On entend les gémissements plaintifs des patients entrain d'agoniser. J'ouvre une porte. Mes mains tremblent. Un an. Un an déjà...

- Papa...


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iit-was-once : J'aime bien tes commentaires. Tu dis ce que tu penses. Bon, p't'être que tu te trompes un peu parfois, ça m'fait plaisir. Laure ne sait pas absolument tout de Méliane. Effectivement, Bill n'a pas découvert le secret de Méliane. Y'a qu'une personne qui le sait. C'est moi uhuh. Mais c'que j'sais pas, c'est si Bill découvrira vraiment son secret. J'veux dire, en entier quoi. Bon, maggle, j'vais dévoiler la suite sinon --'

x3-fic-lemon-x3 : Sérieux tu trembles ? Wah, ça m'fait trop plaisir >< J'suis contente que vous aimiez =)

Chansonpowaaaa : ... Merci. Que pourrais-je dire d'autre ? Beaucoup de choses en fait. En plus, en ce moment, on est entrain de se parler. J'veux savoir comment tu me perçois =) Tu vois, c'est plus facile pour moi de te le dire ici qu'en face via msn... Et là on part dans le trip de la poitrine... J'sais plus trop quoi dire... Juste que ça m'a fait énormément plaisir... Arigato =')

th3g0tika : Oui, certes, on me l'a déjà dit... Mais, même si ça me gêne un peu, j'aime les compliments ^^ J'te préviendrai, bien sûr, à partir du moment où tu m'le demande une fois, j'le fait pour tout les chapitres =)
En tout cas, d'après tes commentaires, mon but est atteint. Que vous vous sentiez Le personnage. Parce que quand on me raconte une histoire, je n'veux pas juste l'écouter. Je veux la vivre comme si j'étais la personne. C'est pour ça que j'essaie de faire passer les émotions du mieux que je peux. Merci...

Edit 14/02/08
tokiohotel-whatelse : xD, l'essentiel c'est que t'ai compris ! Sinon, pour l'histoire du livre... Comme j'l'ai dit à Fic-TokioHot3l, ben, j'y ai déjà pensé. Et j'y pense toujours. Ce s'rait un livre tiré de ma vie, des sentiments que j'ai, de ma vision des choses... Mais ce s'rait tout sauf un livre heureux. Enfin, quoique... Qui sait, mon adolescence n'est pas encore terminée =) M'enfin entre mes futurs cours de Japonais et Guitare, j'sais pas si j'aurais bien l'temps... Sinon, ben, merci d'me faire tout ces compliments, ça m'fait très plaisir.

Pitchoune : xD oui, la pauvre... Mais en même temps... Faut avouer que ça poitrine *w*... Sinon, pour la suite.... En fait, j'ai pleins d'idées... Mais pas pour l'chapitre 5. Pour des chapitres futurs, je n'sais trop quand... Mais j'aime ces idées 8) * Muhahahahaha tmtc * Mais, j'm'y met aujourd'hui, à la suite, promis ;)





# Posté le dimanche 10 février 2008 12:49

Modifié le vendredi 15 février 2008 02:33